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La vie est belle de dureté... et nous autres, êtres humains, sommes répugnants de mollesse.

C'est certainement la conjoncture sociale actuelle qui veut ça.
On n'est plus foutus de tenir notre chienne de vie en laisse. Et pourtant, elle nous mène par le bout du nez en nous faisant croire en tout un tas de valeurs, ou de principes qui ne sont, au final, que des foutaises peu utiles au quotidien avec les individus qui nous entoure.
Comme la vie est bien faite, une autre illusion, on ne s'en rend compte que quand  ça nous pète à la gueule... Et à ce moment, on se dit : "C'est la vie !"

Comme si cela était une explication à tous les maux.
Si tu as des problèmes, l'explication c'est que c'est la vie... Sache que tu n'as pas besoin de te torturer l'esprit en remontant les différents événements de ta vie pour savoir ce qui ne va pas. INUTILE.
On te dit : "Ca ira, c'est des choses de la vie... Ne t'inquiètes pas !"
Mais qu'est ce qu'on en sait ?!  Rien. Tout est écrit mais nous n'avons pas le droit de lire la suite de l'histoire.

Est ce que c'est la vie quand un Kinder Bueno à la Gare de St-Quentin-en-Yvelines coûte maintenant 1,20 € ?
Non, c'est l'économie du pays et le pouvoir d'achat qui nous met une banane.

C'est encore la vie si notre pays est gouverné par une sorte d'excrément miniature qui est atteint d'une sorte de diarrhée verbale et qui ne se sent plus. Par contre, nous, on sent bien l'odeur âpre de la merde. Depuis son élection, on en chie tous.
Eh bien non, c'est votre faute, vous électeurs UMP. Bande de scatophile.

Dis toi que c'est aussi la vie si les gens sont cons. Des virtuoses de la connerie... Et comme dirait Dieudonné, il y en a tout un filon et je suis tombée pile poil dessus. Des gens qui croient être guidés par les principes de la vie, comme l'amitié ou l'amour bla bla bla bla... Mais qui au fil du temps vous entube, pas forcément par simple plaisir de le faire mais aussi parce qu'ils sont guidés par une autre force... L'Anerie. Cependant, c'est gens sont  simplement en différés, ils ne sont pas méchants.

C'est aussi la vie quand un sursaut d'optimisme nous parcours qu'on nous remettes la tête sous l'eau. On nous maintient la tête dans la réalité le plus longtemps possible jusqu'à ce que le souffle nous soit coupé par la vérité et que nos pensées soient égarées par l'étourdissement et le dégoût de celle-ci. On se demande souvent ce qui pousse les gens à mentir. Moi je vais vous dire pourquoi, parce que la réalité est bien vilaine à voir. Elle a comme arrière goût de pisse. Si on savait le quart de ce que disent de nous nos proches, croyez moi que le mot amitié ne serait que très peu prononcé. Alors on préfére "croire" et avoir confiance.

Je ne suis pas pessimiste. J'aimerais juste qu'on arrête de me dire "C'est la vie" parce que ça n'a pas de sens.
Ce n'est pas "ça" la vie.... Et c'est à des kilomètres d'être "ça".
Parce-que c'est impossible de tourner rond dans un monde limité par des bords tranchants.

On ne peut pas lutter contre ces choses qu'on ne maîtrise pas et personne ne se battera pour nous...

A part un Pokémon.
Donc attrapez les tous, sinon vous êtes foutus.

*Désolé j'ai trop regardé GUILI avec mon neveu. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir à une chute philosophique.*



Par Be.AgY - Publié dans : Intelligente Bêtise - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Avoir des origines, de nos jours, c'est comme avoir des Converses.


T'es obligé d'en avoir une paire minimum sinon t'es dans la déviance. La société dans son ensemble te rejette comme un mal propre parce qu'il FAUT que tu viennes de « 
quelque part ». 

Pour ma part, je suis d'origine Tunisiano-Tunisienne. Naturalisée « Française » à ma majorité au Tribunal d'Instance de Versailles. Procédure tout à fait perturbante psychologiquement... C'était il y a 4 ans.

Je suis arrivée, ce jour là, dans un long couloir où se juxtaposait le bureau du Juge pour Enfant et les quelques bureaux dans lequels les « requêtes » de « devenir » « Français » vont être étudiés... La mienne en l'occurence.

Je suis pourtant née en France. Cependant mes deux parents ont voulus jouer les rebelles en gardant leurs nationnalités Tunisienne et donc leurs magnifique Carte de Séjour dont la dénomination veut tout dire.

De ce fait, je ne pouvais acquérir la nationalité Française qu'à mes 18 ans.

Je fais partie de cette deuxième génération d'immigrée en France.
Celle dont les parents changeaient de chaîne quand les gens se faisaient des « 
bisous » à la télévision. Celle qui ne pouvait lire les « Tom Tom & Nana » que dans la salle d'attente de leur médecin. Celle qui n'ont jamais eu d'argent de poche parce que leur père préférait que l'argent reste dans sa poche sinon « Ti va faire li bitise ! ». Celle qui lutte au quotidien pour qu'on la reconnaisse.

J'attends devant le bureau où quelques chaises sont disposées là comme pour faire comprendre qu'ici le temps d'attente peut être long, et je ne vous parle pas de cette odeur de caféine qui va me maintenir éveillée durant une semaine après ce rendez-vous. Je patiente donc que le ou la fonctionnaire débordée par les demandes de naturalisation daigne enfin m'accueillir.

En patientant, je regarde le défilé de jeunes garçons menottés. Je m'interroge en me demandant si ma démarche est bien nécessaire.

«Est ce qu'en sortant de ce fameux bureau B205, je vais me sentir « Française » ? » ou plutôt : « Est ce que les gens me considéreront comme tel sans me poser la question de mes origines ? »... Évidemment que la réponse est Non. Mes bouclettes, les et me ramèneront constamment à la réalité.
Le problème identitaire se pose à ce moment précis sans que cela ne me m'est traversé l'esprit durant 18 ans.

Je sais ce que me dirait ma mère dans ce genre de moment. Un truc du style : « Tu garderas à vie tes origines, par contre avec la nationalité Tunisienne tu garderas rien bien longtemps... A commencer par un travail !»

Dans ce bureau, la fonctionnaire visiblement blasée me redemande si je ne veux pas changer de prénom (C'est pourtant préciser sur le formulaire :
NON !)... Je lui réponds en lui demandant si elle veut que mes parents me tuent. Il n'y a pas donc pas que la nationalité qui pose un problème, mon prénom aussi. C'est un PACK. Elle veut que je renie la chose qui me rends individuelle au quotidien et aussi celle qui fait bafouiller les gens quand ils le prononcent... Cela n'a pas de valeur. Effectivement, si je décide de m'appeler « Julie », je trouverais certainement un travail, mais je serais d'un banal affligeant... Et puis, c'est mon Papa qui a choisit mon prénom, c'est symbolique pour moi !

Je trouve sincèrement que cette démarche est extrêmement violente.
J'ai compris à ce moment là ce que pouvait signifier le terme « 
Assimilation ». Et à  quel point il allait loin.

Née « Française » ma vie aurait été très différente, c'est certain.
J'ai dit différente et non plus simple. Ce qui est encore plus sûr, c'est que j'adore le
système A (Arabique).

Prenons quelques exemples...

Quand j'étais petite, je n'ai jamais eu ni vu les classiques de chez WALT DISNEY. (Toujours pas d'ailleurs ^^')
Non, moi j'avais la version «
 Made in Trappes ». Dans ma cassette, Cendrillon elle avait un voile. Par contre, elle faisait le ménage tout le temps comme la vraie... Ceci étant, elle n'allait pas au Bal cette connasse. Elle avait ses frères derrière elle tout le temps, miskina. Avec cette casette pour nous "divertir", nous jeune magrébine que nous étions, on intériorisait ce système dès notre plus jeune âge. Pratique pour les darons !

En plus de ça, je ne pouvais pas aller chez une copine pour voir les « vrais », sinon ma mère me disait : « Quoi ?! T'es pas bien à la maison ? Qu'est ce qui se passe ?! Hein ? Hein ? Pourquoi tu veux t'en aller ?! »

Donc je lâchais rapidement l'affaire, et en plus, je me laissais faire...

14h : Piano du générique des « Feux de l'Amour » où comment priver sa fille de vie sociale.

J'ai longtemps cru que Victor Newman était mon oncle, je le voyais tous les mercredis... D'ailleurs je me faisais énormément de souci, à mon jeune âge, concernant l'alcoolisme de sa femme, Nikki. C'est ça la famille, on ne s'inquiète que des gens qu'on aime.

Ma mère n'a jamais mis mes dessins ou mes bonnes notes sur le FRIGO (C'était tellement rare qu'il fallait l'afficher pourtant.) par contre y'avait une photo de Victor Newman. (Véridique et Terrifiant à la fois.) Je me suis rendue compte rapidement, à l'épisode 158 952 précisément, que Victor n'était pas de notre famille. Il était riche et nous pauvres. Je l'ai très mal vécue.

Si j'avais été « 
Française » et en plus non « Musulmane » ma vie à la cantine de l'école n'aurait pas été autant stigmatisante. « Hey mais pourquoi t'as un oeuf et pas de la viande comme NOUS  ?! » Et là, le fossé se creuse. "Eux" le flingue et moi la pelle.

J'ajouterais que la vie est tellement plus simple quand on mange du Porc.

Tout musulman qui est passé par la case « Cantine » a déjà subi l'incompétence de la Grosse Cantinière (Elle est toujours grosse la cantinière, c'est pas ma faute.) et a donc mangé par « inadvertance » du Porc... On se sentait « normal » bizarrement pendant la phase de mastication, sans savoir que l'on mangeait du porc et que c'était « hram ». Un goût de "Liberté" je vous dis !!

En parlant de nourriture, j’ai découvert pleins de choses récemment.

Le 5 février 2004 à 15h32, j'ai eu une révélation... Le COCA COLA !!!
Pas juste le COLA, là il y avait COCA en plus et sans l'arriére goût de... de... des produits que l'on met hors de portée des enfants comme le Monsieur Propre !
L'année suivante, je suis entrée dans un Mac Do  et donc la gastronomie. Puis, quelques temps plus tard j'ai mangé des KINDERS à en vomir...

On ne vivait pas les mêmes choses. Un gouffre immense me séparait des "autres".

Évidemment, plus jeune on comprends difficilement pourquoi on a des chaussures à scratch grises et nos copines des baskettes Nike.
A 16h30, je voulais des PÉPITOS moi et non pas une part de Quatre Quart avec laquelle je pouvais m'étouffer à tout moment sur le chemin retour à la maison...! Je crois qu'en plus je devais manger le papier qui restait coller dessous...^_^' !!

Au final, j'ai surtout compris pourquoi c'était des choses qu'on ne pouvait pas se permettre... Les "Newman"/Nous. On n'avait pas les même valeurs. C'est toujours le cas, pourquoi je parle au passé ?!
On ne peut pas tout avoir dans la vie, et c'est en passant par « 
là » que ça prends tout son sens. On fait comme on peut et non comme on veut.
Du moment qu'on a la joie de vivre et les gens qu'on aime à nos côtés c'est le principale... Le reste n'est que secondaire... Sauf quand on a 8 ans MERDE !

Même si maintenant je me la raconte, je bois du FANTA CITRON, et que je ruine ma mère par la même occasion (COLA = 0,35 €),
ça ne change rien à mes sublimes aptitudes à être une « Bledarde » et j'en suis fière.

Nos origines sont clairement une force pour "nous", certes. Malgré tout, cela n'est pas toujours facile parce que la France et les Français nous voient comme étant des "Handicapés", par moment ils nous arrivent même de l'intérioriser tellement que nous nous victimisons. La victimisation est une voie sans issue !

Cependant, ils ne se doutent pas une seconde que même avec une canne nous tenont debout et malgré notre petit temps de retard, on s'adaptera à cette canne qui nous freine dans nos mouvements et on réussira sur le long terme à marcher aussi loin que beaucoup d'entre "eux"... L'espoir me fait dire qu'ON ira plus loin !

Le combat continu.


 

Par Be.AgY - Publié dans : Joviale Prise de Consicience - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Je ne sais que résoudre mes problèmes, non pas en trouvant des solutions (
Cela est bien trop simple) mais en reconnaissant que ce sont bien des problèmes. Logique mais pas si simple. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

 

L'étape suivante est la méthaphorisation de sa vie... Je ne me comprends ni moi ni ma vie sans images concrètes.

 

Il est 01:38 et je cherche en vain comment « voir » ma vie. Je cherche. Creuse. M'enterre sous une montagne de point de suspension et d'interrogation. Certainement des questionnements que j'avais mis là... En attendant. Toute question à une réponse... Sa réponse. Seulement, elle n'est pas forcément immédiate donc on classe et on oublie.

 

Avoir remuer cette terre fertile qu'est mon esprit n'était pas une bonne idée. Mon esprit torturé a refait surface, bien malgré moi. Je me serais bien passée de redevenir cette personne renfermée, qui ne veut pas de personne trop proche d'elle ou encore qui ne pense qu'au pire tout en restant réaliste. Avant de commencer quelque chose, que cela soit humainement ou autre, le mot « FIN » clignote déjà dans ma tête.
Je ne peux m'en empêcher. A coire que tout refait surface un jour ou l'autre. Difficile de nier qui on est réellement.

 

02:28, maintenant je sais.

 

Rien ne vaut un retour en arriére vers ma pseudo innocence pour méthaphorer l'image que je me fait d'Elle.

 

Ma vie n'est qu'un Tourniquet de Cour d'école.

 

Plus il va vite, et plus j'avance dans ma vie.

 

Je ne suis pas seule à faire tourner ce jeu. Ce n'est rien d'autre qu'un jeu.
Ma vie est un jeu. Avec des pions que je fais bouger à ma guise et un enjeu qui en vaut la peine ou non. Je ne sais pas, je suis en pleine partie.

 

Sans personne dessus, il n'y a rien d'intéressant au concept du Tourniquet. On est rien sans les autres, paraît-il. Si il n'y a personne sur mon Tourniquet, il ne tourne pas et? par définition, je n'avance pas.

Il y a des personnes qui s'accrochent à mon Tourniquet. Ils doivent lutter à chaque instant contre ma force centrifuge qui a pour simple but de les faire chuter 1 par 1... Il faut alléger la mongolfière pour monter plus haut, même système. Il me faut des gens sur ce Tourniquet mais le moins possible !
Je n'ai pas le temps avec "Eux", il faut que j'avance... Qui dit avancer dit aller plus vite. Certains ont une force surhumaine, et pourtant, même si j'ai l'impression de vivre quelque chose d'unique avec eux, je sais ce qu'il se passera... Tôt ou Tard. Ils tomberont. Je suis bien trop lucide et cela en devient rageant.

 

Ce tourniquet n'a pas lieu d'être si personne ne s'accroche mais il y a cette force. Ma force que je ne contrôle pas. Ou que je ne veux pas contrôler ?

 

Rester seule sur ce Tourniquet ne me fait pas peur, aucunement. En revanche, ce qui me fait peur c'est de le penser si sincèrement.

 

3:30, je suis encore bien plus torturée que ce que je pensais. Et je suis désolée que les gens qui tentent en vain de s'accrocher, tombent parce que je ne contrôle rien.

 

4:03, je m'endors l'esprit encore plus noué qu'au départ.
Je ne risque pas de gagner à ce petit jeu.
Je ne suis clairement pas la plus forte malgré mes apparences.

Par Be.AgY - Publié dans : Joviale Prise de Consicience - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Krista en a vu de toutes les couleurs dans sa vie. Pas forcément les plus joviales.

C'est pour cela qu'elle a décidé de la voir dorénavant en Noir & Blanc. Sans demie teinte. Le Blanc et le Noir ne sont pas des couleurs, ce sont des « Valeurs »... Il n'y a visiblement pas de Hasard.

Sans demie mesure, elle reste entière en toutes circonstances. Même en dépit de la division en deux,de sa personne du fait de ses origines. Ces deux mondes totalement disparates cohabitent et continueront à cohabiter dans l'esprit de Krista.

Pour Krista, c'est une valeur ajoutée et non un fractionnement d'elle même.

Elle en a fait sa force et de cette force découle un caractère par définition fort. En aucun cas, ce caractère bien trempé n'est diluable pour coller à une quelconque formule de formatage artistique. Pour elle, l'éthique est une quête de chaque instant, de ce fait refuse qu'on lui colle une étiquette sur le front. C'est ce qui fait d'elle une Artiste à l'originalité artistique hors des normes. Il est toujours plus plaisant de faire des gribouillis dans la marge d'une page que là où il faut écrire : Bien droit et sur les lignes. Krista incarne parfaitement ce concept, et c'est pour cela que c'est un plaisir d'écouter cette non conformité intelligemment opérée dans son écriture. Cette plume qui contraste sans détour avec tout le reste.

Sa vie est, certes, en Noir & Blanc mais cela ne l'empêche pas pour autant de multiplier les collaborations et de soustraire à tout cela les déceptions multiples dont le milieu musical est truffé.

Sans cette opération basique mais habilement opérée, Krista ne serait pas.

L'addition de tout cela, nous donne une Artiste qui vaut largement le COUP et je vous assure que cela n'est pas un simple LEURRE commercial pour vous en mettre plein les yeux. Ceci dit, vous n'avez pas besoin de vos yeux pour l'écouter.
Par Be.AgY - Publié dans : Actualités en Vrac - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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